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Economie

 

 

 

Pays autrefois à vocation essentiellement agricole, le Brésil a connu une forte croissance industrielle dans les décennies 1960 et 1970 lui permettant, dans les années 1980, de présenter une économie moderne diversifiée. Cette croissance a été accompagnée d'une très forte exploitation des ressources naturelles, en particulier du charbon et du minerai de fer.

En juillet 1994, pour lutter contre l'inflation, une nouvelle monnaie, le réal, a été mise en circulation. Contrairement au cruzado, la monnaie précédente, le réal ne s'est pas dévalué à toute vitesse et l'inflation a fortement régressé depuis son introduction.

Près du quart de la production mondiale de café provient des plantations brésiliennes des États de São Paulo, de Paraná, d'Esperíto Santo et du Minas Gerais. Le Brésil est également dans les tout premiers rangs mondiaux pour la production de canne à sucre (utilisée non seulement pour la fabrication du sucre, mais aussi pour celle d'alcool destiné à faire fonctionner un parc automobiles de 2,5 millions de véhicules), de ricin, de cacao, de maïs et d'oranges. Il produit également de grandes quantités de soja, tabac, pommes de terre, coton, riz, blé, manioc et bananes. L'élevage ovin et bovin est également bien représenté dans presque tous les États.

La forêt brésilienne recèle un grand nombre de richesses naturelles telles que l'huile de tung, le caoutchouc, l'huile de carnauba, la fibre de caroa, des plantes médicinales, des huiles végétales, des résines, des bois de construction ou d'ébénisterie. Parmi ces bois, certains ont une forte valeur commerciale comme le pin du Pananá. L'exploitation forestière s'est rapidement développée au cours des années 1970 et 1980 à mesure que l'occupation humaine gagnait du terrain sur la forêt. Cette exploitation, très extensive, ne respecte guère les équilibres naturels de la forêt amazonienne. Par bien des aspects, elle s'apparente plus à une déforestation anarchique qu'à une exploitation rationnelle soucieuse de préserver l'avenir du patrimoine écologique du pays.

L'Amazone fait l'objet d'une véritable ruée vers l'or depuis 1979 qui a fait du pays l'un des tout premiers producteurs aurifères du monde. Les mines de fer d'Itabira sont parmi les plus riches du monde. Depuis le début des années 1990, le Brésil produit chaque année environ 150 millions de tonnes de minerai de fer, soit 15% de la production mondiale, ce qui le place au deuxième rang des pays producteurs de ce minerai. Le Brésil est aussi le deuxième producteur mondial d'étain.

Grâce à la diversité de ses richesses minérales, le Brésil est l'un des tout premiers exportateurs de matières premières comme le quartz ou le béryllium. Il produit et commercialise également des quantités importantes de manganèse, de chrome, de zirconium, de gaz naturel, d'argent, de bauxite (5e producteur mondial) ou de mica.

L'exploitation pétrolière offshore au large de Rio de Janeiro permet désormais de couvrir 60% des besoins en hydrocarbures du pays.

Au début des années 1990, plus de 90% de l'électricité brésilienne était d'origine hydraulique. Les principales centrales hydroélectriques sont situées sur le Paraná, la rivière São Francisco et sur le Rio Grande. Le pays dispose, à Itaipu, sur le Paraná, d'une des plus importantes centrales hydroélectriques du monde.

Le Brésil a du subir une grave crise économique en 1998 et le FMI lui a accordé un prêt de 41,5 milliards de dollars en échange d'un programme de privatisations et de réduction des des dépenses budgétaires.
En janvier 1999, le Brésil met fin à la dépendance du Real avec le dollar américain, ce qui eut pour effet de stabiliser la monnaie brésilienne.

Mais la répartition des richesses reste un problème très important au Brésil, et le président Lula tente de lutter contre les disparités : seuls 50 des 184 millions d'habitants que comptaient le pays en 2002 avaient un niveau de vie comparable aux européens, alors que plus de 50 millions des brésiliens les plus pauvres vivent au seuil de pauvreté

 

Dernière mise à jour de cette page le 30/08/2009